Hymne à la beauté du Kamtchatka

 

 

 

«  [Dans la réserve Kronotsky ]…Et puis j’espérais apercevoir les ours bruns. Je n’en ai jamais vu autant concentrés dans la nature ! Des mâles solitaires, des mères et leurs petits. Ils sont de la même espèce que ceux des Pyrénées, mais on les dit plus puissants que les fameux grizzlis des Montagnes Rocheuses américaines ! Les ours sont partout, se gavant des saumons de la rivière qu’ils ne prennent même pas la peine de croquer en entier. »

Yves Paccalet, « Kamtchatka, la terre des origines ». 2002 (Editions JC Lattès)

 

 

Un Proverbe sibérien (les Indiens d’Amérique du Nord ont le même) affirme que << lorsqu’une feuille tombe dans la forêt, l’aigle la voit, le loup l’entend et l’ours la sent >>.

 

 

« Le geyser n’est ni bon, ni méchant, mais il peut blesser celui qui passe au mauvais moment, au mauvais endroit. A vérité, il est comme l’ours : indifférent, imprévisible et beau… »

                                                                                  Nicolas Hulot, « Ushuaia Nature », 1999

 

 

« L’on passe d’une vallée à une autre et l’on se dit « j’ai du voir ce qu’il y avait de plus beau » et puis…l’on franchit une crête – plus on avance plus c’est beau – on se demande ici, au Kamtchatka, où l’échelle de la beauté va finir par s’arrêter.

Un hymne à la beauté du monde. »

                                                                                  Nicolas Hulot, « Ushuaia Nature », 1999

 

« C’est un pays aux cours des fleuves majestueux,

Où dresse l’Altaï dorée ses pics vertigineux

Et où les orchidées fleuries blanchissent les monts

Où l’on respire l’air frais de liberté à pleins poumons

Un ours, un sanglier ou des troupeaux de rennes,

Y errent sereins parmi les cèdres et les chênes

L’odeur du porte-musc se fait sentir disparaissant

Et va vers le soleil un chant resplendissant

Un jour, monté sur un rocher dans les merveilles

Sont différentes de celles d’en bas, rien de pareil,

Je découvris un univers sacré, un monde intact

Où l’herbe ne fut jamais foulée

Devant les eaux miroitantes d’une coupe naturelle

M’enivrant de l’idée que j’étais le premier

A goûter cette beauté éternelle, j’y coulai mon regard

Quel instant délicieux ! »

                                                         K. Balmont, 1916.

 

« Les lieux qu’arrose le Kamtchatka se ressentent de l’abondance que répandent partout les beaux fleuves. Ses bords sont couverts de racines et de baies qui semblent tenir lieu de nos grains nourriciers. La nature y pousse des bois également propres à la construction des maisons et des vaisseaux. »

Extrait de « Des voyages » de Jean Baptiste Barthélémy De Lesseps